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Paysans de l'Allier
En ce mois de mars 2005, dans le berceau
des Bourbons, nous sommes dans une période charnière. La fin
de l'hiver, qui fut tardif cette année, est toute proche mais
le printemps commence à s'installer durablement. Les éleveurs
charolais vont enfin pouvoir sortir leur troupeau dans les
prairies. Mais il faut attendre que l'herbe reprenne de la
vigueur et surtout, nous sommes encore en période de vêlage.
C'est toujours une période difficile, qui demande beaucoup
de temps et d'attention. En cette année 2005, le contrecoup
de la canicule 2003 se fait sentir et beaucoup de vaches sont
vides. C'est l'occasion pour les éleveurs de rappeler que
les indemnités sècheresses n'ont pas toujours été à la hauteur,
voire ont été totalement inexistantes.
Si la race bovine charolaise est prédominante
dans le département de l'Allier, il faut aussi compter sur
l'élevage ovin. Une fois de plus, c'est un secteur qui subit
des crises successives et qui apporte comme conséquence inéluctable
la disparition de certains élevages et une augmentation de
la taille des élevages restants. Si aujourd'hui un éleveur
peut s'en sortir avec 300 têtes, le troupeau de demain sera
sans doute d'au moins 500 ou 600 têtes.
Les céréaliers du Val d'Allier paraissent
peut-être moins affectés par les crises agricoles que les
éleveurs bovins ou ovins. Mais les apparences peuvent être
trompeuses. La moisson fut précoce en 2003 et les blés n'ont
donc pas trop subi l'effet canicule, d'autant plus que l'irrigation
a pu fonctionner presque normalement, grâce notamment à des
cours d'eau très généreux comme la Sioule par exemple. Néanmoins,
les grêles qui ont suivi ont fini par détruire de nombreuses
récoltes comme le maïs ou le tabac...
Les auteurs.
Remerciements à Gaec Protat,
Centre d'élevage de l'Allier, Gaec Lafoucrière, Domaine Gardien,
Gaec Bonnefous, Gaec Corneloup, Gaec Drouet, P. Lefèvre, Gaec
Rousseau, Anne Ramillon, Chambre d'Agriculture de l'Allier,
M. Bay, Direction Départemental de l'Allier, M. Soubrier,
l'Adasea.
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